samedi 21 mars 2020

J4 - À deux pieds dans les flaques

Samedi 21 mars. Quatrième jour de confinement. Et le premier en mode week-end.



Mais avant d'évoquer la balade du jour, commençons si vous le voulez bien par revenir sur l'un des faits majeurs de ce début de confinement. Nous concernant, du moins...

Le Picasso d'Harzé a payé!

Confondu par ses sourires narquois teintés tout de même d'une légère gêne, Basile n'a pas eu le choix: lavette à la main, l'apprenti graffeur s'est exécuté sous les ordres de la reine mère et a lavé son incivilité.

Enfin... Ce n'est pas encore complètement parti. Faudra qu'on repasse derrière lui.

Et tant qu'à le voir se retrousser les manches, on ne l'a évidemment pas arrêté en si bon chemin!

Une fois son oeuvre à demi effacée, notre aîné s'est donc attelé à aspirer la terre tombée des légumes dans la buanderie.

Là encore, il aura fallu repasser. Mais bon, le zouave n'a cette fois pas rechigné à mettre un pantalon, c'est déjà une petite victoire en soi...

Et puis on vous rassure - et on ne voudrait pas voir débarquer les services sociaux -, Basile a bien vite regagné le coin des jeux pour faire la bringue avec son frangin pendant que Fanny continuait de dépoussiérer la rez-de-chaussée.

Au même moment, je me risquais de mon côté à infiltrer l'une ou l'autre échoppe locale afin d'en rapporter pot de choco, pains et fromages. Et à ma grande surprise, je dois avouer que cela s'est passé bien plus sainement que je ne l'aurais imaginé.

Pratiquement pas un chat, des gants de protection offerts à l'entrée des aubettes et un "social distancing" (terme à la mode) très bien respecté par les deux ou trois autres quidams croisés (de loin donc) lors de mon périple. J'ai même pu pratiquer le "paiement sans contact", ce qui m'a valu d'éviter de tapoter le terminal Bancontact un mouchoir sur les doigts. Par contre, je n'ai pas poussé le vice jusqu'à me risquer dans les grandes surfaces où, je suppose, la foule y est davantage abondante.



Quant à Pablo, entre deux siestes, Monsieur s'amuse simplement avec doudous et ballons. Ou sinon il mange. Beaucoup. Tout le temps. La simple vue d'un peu de bouffe suffit à éveiller son plus vif intérêt ! Bref, il fait son gros Bouli...



Ceci dit, le point d'orgue de la journée aura sans douté été la belle balade effectuée dans les bois, sur les hauteurs du village, désertés par ses habituels promeneurs. Le froid sans doute. Le virus aussi.

Et ça, Basile a apprécié... C'est vrai qu'il adore aller dehors, faire des promenades, marcher. Pas de cloches au programme cette fois, mais des sentiers par endroits détrempés sur lesquels il a pu gambader. Et bien sûr se gameller. Surtout, il a pu expérimenté ce que, paraît-il, tout enfant s'amuse à faire un jour au grand dam des parents...


Contrairement aux apparences, il  n'y en avait pas qu'une. Et les autres étaient bien plus grandes. Plus profondes aussi. Ah, les flaques... Y sauter à deux pieds... Faire "flotch" à chaque empreinte ensuite laissée... Ce n'est pas à Pablo que ça arriverait, lui qui a passé l'aller à se bidonner contre sa maman et le retour à... dormir contre sa maman.




Bon, ben, en plus de devoir frotter sur le sol demain, va falloir prévoir de faire une lessive supplémentaire! Lui qui adore actionner le bouton du séchoir, je le soupçonne d'avoir monté son affaire de toute pièce. Mais bon... Pour l'heure, le monstre semble avoir d'autres chats à fouetter...


Romain


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