mercredi 25 mars 2020

J8 - Nudisme, banane et négociations

Mercredi 25 mars. Huitième jour de confinement, le premier de la deuxième semaine. Ce mercredi s'annonçait d'ailleurs mouvementé. Après deux jours en mode un peu plus relax, le retour d'un jour-sans-crèche augurait pour Fanny et moi une sérieuse amplification de notre influx nerveux...

Et de fait. Dès avant 7 heures, je me retrouvais pressé par Basile de poser mon séant dans le coin jeux afin de, non pas jouer avec lui, mais le regarder triturer ses "tata". Comprenez: ses autos.


Pendant ce temps, Fanny s'occupait de recueillir, déjà, les premiers larges sourires de Pablo, lequel, encore à demi endormi, affichait toute sa joyeuse bonne humeur avant même de sortir du lit. Comme d'hab', quoi...


Quelques tours de table plus tard (vous commencez à connaître la chanson et à comprendre d'où me vient cette légendaire condition physique, n'est-ce pas?), direction la salle de bain pour un round de négociation entre l'autorité parentale et l'aîné de la classe biberon. L'objet du désaccord? Changez le lange de la nuit qui sentait le pipi jusque dans la pièce voisine et troquer le pyjama contre une tenue plus mondaine mais décontractée, le tout sans omettre de passer par un rapide détour par la baignoire. A côté de ça, Yalta, c'était du pipi de chat...

Car cette journée sera marquée par l'art selon Basile de la transgression, du refus, de la bêtise, bref, l'art de jouer au bourricot!

Dès la sortie du bain, l'artiste en question a ainsi préféré gambader nu comme un ver un bon moment durant, plutôt que d'enfiler ses fringues, profitant néanmoins de chaque passage devant son frérot - lequel hésitait manifestement entre un air médusé et la curiosité - pour lui faire un câlin.


Et la journée ne faisait donc que commencer...

Il a ainsi fallu abondamment jouer avec le grand, non sans omettre de porter une attention également particulière au petit Pablo. Morceaux choisis:



(Si vous ne l'aviez pas encore remarqué au bout d'une semaine de récit, il vous est possible de visualiser chaque photo en grand par le simple fait de cliquer dessus)

Après s'être bien dépensés, le grand loustic a filé à la sieste - non sans une nouvelle fois avoir tenté l'art délicat de la négociation -, tandis que le petit emboîtait le pas à sa maman, direction le cabinet du toubib afin de s'y faire administrer deux vaccins.

Une fois ces deux missions remplies, l'aîné a eu la joie de déballer un colis déposé à son nom par le facteur devant la porte - merci mamy Cathy et papy Pierrot ! -, tandis que le cadet goûtait pour la première fois une purée de banane!


La banane n'a cependant pas eu chez l'un le même résultat de satisfaction que celui éprouvé par l'autre au même instant.

Histoire de profiter du beau temps (et de souffler un peu), nous nous sommes alors mis tous les quatre en route pour ce qui s'est en quelque sorte apparenté à notre petite prise d'air quotidienne. Direction l'église en contrebas du village. L'occasion aussi pour Basile d'entendre le clocher de l'église sonner. "Ding!"



L'occasion pour Basile aussi - plus curieuse encore pour le coup - de saluer de la main les quelques voitures croisées... en ce compris celles à l'arrêt!


Je vous passe les nouvelles négociations qui ont suivi pour rentrer à la maison, limiter le nombre de "bis" (= biscuits) du goûter, tenter (en vain) une petite sieste avant souper, manger le pain et pas seulement la garniture, changer une nouvelle fois le lange, remettre le pantalon, etc. Et je passe directement à la fin de journée, alternée entre de nouveaux et incessants tours de table (qui englobent désormais, par moments, les deux fauteuils les plus rapprochés de la table), et des conversations "Skype" avec plusieurs membres de la famille, conversations qui ont visiblement davantage intéressé Pablo que son grand frère.


Demain, retour à la crèche pour les deux bonshommes: Ouf ! Et encore... Sentant arriver le poisson, Fanny avait finalement pris congé ce mercredi. Et sans cela, les activités de la journée auraient été, à n'en pas douter, bien plus complexes à négocier...

Romain

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