mercredi 15 avril 2020

J29 - L'art de boucher les trous

Mercredi 15 avril. Vingt-neuvième jour de confinement. Début de la cinquième semaine: suite, mais pas fin!

Car ce soir, les autorités ont prolongé (et adouci) les mesures de confinement. Jusqu'au 3 mai minimum. Soit 14 jours de plus... Autant dire qu'on est déjà en train de se demander ce qu'on va bien pouvoir vous raconter durant deux semaines de plus à raison d'un billet par jour...

On va faire comme les footeux à la langue de bois: on va prendre ça jour par jour.

Et ce jour, donc, il a commencé sous des températures plutôt frisquettes (3°). Pas de quoi décourager Fanny qui a profité de la sieste des enfants pour disquer la vieille barrière qui fermait autrefois la propriété et qui servira désormais de support aux rosiers grimpants (que l'on va donc déplacer: affaire à suivre...).


Pendant ce temps, je me suis emparé de plusieurs morceaux de bois qui trainaient encore sous l'appentis devant la maison pour en faire des sortes de nominettes afin de se rappeler ce que l'on va planter dans le potager.


Enfin, ça, c'est si on reçoit enfin notre commande de semis et autres, passée le 27 mars! Ils avaient annoncé - fort logiquement d'ailleurs - un délais plus long que d'ordinaire, mais de là à nous faire poireauter trois semaines...

Du coup, puisqu'on ne savait pas encore planter (et que les gamins se sont réveillés), on est repassé à l'intérieur: Basile a voulu s'essayer à la couture, avant d'amuser son frangin Pablo durant le repas en faisant des grimaces!


Une fois le gueuleton de midi digéré, tout ce petit monde est retourné dehors, planter des patates (ça, on les avait déjà achetées précédemment). Une activité qui a beaucoup intéressé Basile. Presqu'autant que déterrer les vers, faire la chasse aux escargots et cueillir les pissenlits. Basile qui s'est du coup amusé à balancer les tubercules dans les trous creusés par son papa sur la surface retournée par sa maman. Le tout sous le regard à demi endormi de Pablo, trônant dans sa poussette. Sauf que, assez vite, Basile en a eu marre et a préféré boucher les trous avec... sa tête! Peut-être que l'avoir appelé "grosse patate" durant le temps de midi n'était pas totalement tombé dans l'oreille d'un sourd...


Basile manie déjà l'art du selfie.
Sinon, au-delà de tout ça, faut qu'on vous raconte un truc: avant de s'endormir, Basile, à la façon Rain Man, aime s'adonner à ce qui pourrait s'apparenter à des tocs. Il faut ainsi aller "dire à tantôt à la grenouille" depuis la fenêtre, occasion pour lui de se réciter une sorte de tirade, comme s'il répétait une pièce de théâtre ou expliquait des choses à un ami imaginaire (et surtout, ne pas effectivement dire à tantôt à la grenouille)...


Une chose est sûre: on ne peut pas ouvrir la fenêtre! Ni passer la nuit dans le "ga li" (le "grand lit" = celui de papa et maman)...

Romain

1 commentaire:

  1. Il me manque trop. Il raconte déjà des histoires, je loupe trop d'épisodes !

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