Vendredi 24 avril. Trente... euh... Trente-huitième jour de confinement (j'ai vérifié).
Deuxième nuit pleine consécutive pour Basile. Par contre, Pablo, lui, continue de se réveiller. Vers 4h cette nuit. Et cette fois, c'est maman qui s'est levée, papa ayant ainsi fait sa première nuit sans se lever depuis... depuis le début du confinement ou un truc comme ça. Mais bon, ce n'est pas parce qu'on ne se lève pas qu'on ne se réveille pas...
Du coup, les rôles étaient inversés ce matin: Fanny s'autorisant pour ainsi dire une grasse mat' (8h!! Youhou!) et Romain se chargeant de changer, habiller et faire déjeuner les deux loustics. Ceux-ci avaient d'ailleurs le don de démarrer la journée calmement sur leurs tapis de jeux, partageant même à l'occasion l'un ou l'autre objet. D'habitude, Basile est plutôt de nature jalouse à reprendre vite-fait des mains le jouet harponné par Pablo; or, ici, c'est lui qui prêtait plusieurs de ses jeux en faisant bien attention de ne pas taper Pablo avec! Mignon.
Une fois la journée vraiment entamée, je me suis tapé les grosses courses pour la troisième édition du moment le plus anxiogène de ce confinement: la demi heure bravée dans les rayons du Carrefour Market. Car si on parvient à se fournir en fruits chez l'épicerie d'Harzé et en légumes via les paniers déposés à la pharmacie une fois par semaine, il faut bien recharger de temps à autre (environ une fois toutes les deux semaines) quelques denrées plus générales, genre café, savon vaisselle ou encore gougouilles!! On n'a par contre toujours pas acheté de papier toilette (on en avait justement racheté la veille du premier jour de confinement!)
L'occasion aussi d'arborer le beau masque réalisé par Fanny, au contraire de tous les petits jeunes employés dans le magasin pour le réassort des rayons lâchés dans la nature sans gants ni masques ni visière de protection. Les clients, eux, sont bien mieux équipés, trois sur quatre portant un masque (qui a parlé de pénurie?) et la plupart des gants.
Pendant ce temps-là, Fanny a commencé à nourrir Pablo: purée patates/carottes avec huile de caméline. Pas trop au goût du petiot qu'il a fallu changer. Juste le temps nécessaire pour que Basile se glisse ni vu ni connu dans la cuisine, déplace l'escabeau, grimpe dessus et affonne à peu de choses près la ration de son frangin!
Heureusement que papa avait fait des rations en suffisance pour plusieurs jours!
Mais bon. Basile était du coup en pleine forme pour la traditionnelle balade de l'après-midi: près d'une heure trente à gambader sur les hauteurs du village (on a délaissé le traditionnel sentier de l'autre côté du bois), cueillir les pissenlits (on a apparemment un peu trop insisté pour qu'ils coupent systématiquement ceux du jardin) et pousser son frangin tout heureux de siester ainsi à l'air frais.
Un petit 4 kilomètres que Basile n'a eu aucun mal à digérer, vu que, à peine rentré, il a convaincu sa maman de repartir faire un tour d'une bonne demi-heure!
Par contre, petit boulette de papa qui a oublié de lui mettre de la crème solaire avant de partir. Résultat des courses: un bon gros coup de soleil sur les cuisses qui ne lui a pas fait que du bien au moment d'enfiler le pyjama...
Qu'importe, cela ne l'a pas empêché de s'endormir dans l'une de ses positions fétiches, toutes lumières allumées (ça le rassure et il sait de toute façon désormais allumer la grande lampe de sa chambre depuis son lit...).
Espérons qu'il nous enchaîne une troisième nuit complète avec tous les efforts de la journée... et qu'il inspirera ainsi son petit frère pour que, à son tour, il nous permette de récupérer un peu. Car qui a dit que le confinement c'était la glande à la maison???
Romain
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