lundi 27 avril 2020

J41 - Ça sent bon l'herbe coupée

Lundi 27 avril. Quarante-et-unième jour de confinement.

Avant d'évoquer le programme de ce lundi, un petit oubli dont il convenait de vous toucher un mot: Basile n'aime pas spécialement le pain perdu. Hier matin, usant les dernières croûtes de pain sec, Fanny s'est glissée derrière les fourneaux pour agrémenter le petit déjeuner, dimanche oblige. Mais notre grand gaillard n'a pas tellement goûté sa tartine imbibée. Il faut dire qu'il l'avait maculée de stevia. Et, de mon propre aveu, c'était assez dégueulasse. La stevia, hein! Pas le pain perdu...


Et tant qu'on en est à revenir un instant sur la journée d'hier, vous aurez peut-être noté que les vidéos de l'article publié en soirée ne peuvent être lues. YouTube - ce chantre bien connue de la décence et d'un certain puritanisme - n'a pas apprécié de voir Basile gambader nu. "C'est contre les règles d'utilisation. Mais si vous estimez que votre vidéo a été retirée par erreur, veuillez nous contacter et bla bla bla, bla bla bla..." Mouais. Pas envie de m'embarquer là-dedans. Tant pis.

Revenons à présent à la journée d'aujourd'hui! Une paraît-il dernière belle journée avant le déluge. Faut reconnaître qu'on a eu jusqu'ici une météo de confinement assez incroyable. Merci les vaches qui pètent et le changement climatique...

Du coup, on a abondamment profité du soleil pour s'offrir une dernière (?) belle journée en extérieur. On en a, surtout, profité pour faire deux ou trois petits travaux dans le jardin, comme tondre enfin la pelouse. Merci d'ailleurs au voisin qui nous a gentiment prêté sa tondeuse.

Cela a aussi permis à Fanny de se rincer l'oeil et mitrailler ce bellâtre des campagnes que j'ai campé le temps d'une bonne demi heure...


On notera toutefois qu'après les cochons et les vaches (!!), la tondeuse fait partie des choses qui font désormais peur à Basile!


Pas rassuré, le gaillard...

D'ailleurs, les nuits complètes sont déjà finies. Et les incessantes complaintes nocturnes dans le but de migrer vers un autre lit que le sien ont repris de plus belle. Pour cette nuit, on l'a d'ailleurs installé... dans la chambre de son frère! On verra demain à l'autopsie. A l'heure actuelle, et non sans un début de nuit un peu difficile, ils dorment à poings fermés.

Je pourrais encore vous raconter comment j'ai dû sacrifier pas loin de 5 euros pour acheter un pain au distributeur, parce que celui-ci déconnait à plein tubes et, surtout, qu'on s'est retrouvé sans pain peu avant l'heure du souper. Ou bien comment Fanny a télétravaillé l'après-midi pour son boulot tout en amusant Pablo venu lui tenir compagnie.


On aurait également pu vous raconter pour la vingtième ou trentième fois la joie de Basile et le sommeil de Pablo suscités par notre balade quotidienne. Jusqu'au parc du château cette fois.



Mais il se fait tard et les travaux de jardinage de Fanny nous ont épuisé. Car, histoire de ne pas avoir disqué, poncé et peint ses barrières pour rien, nous avons elle et moi, une fois les deux monstres au lit et endormis, déplacé rosiers et lavandes qui, désormais, garniront le petit espace situé devant le four à pain.


"Ah tiens, aujourd'hui j'ai fait taillé le rosier de l'arrière-cour
parce qu'il en avait drôlement b'soin !"
Enfin... Surtout, on a décidé de fêter ça par un bon petit verre d'Amaretto! Du coup, je vous laisse. Santé!

Romain

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